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  • birdistheworm.com, Dave Summer, 4th January 2016
  • An interesting personality to this one, switching between conversation techniques that employ straight-ahead jazz, Nordic folk jazz, classical and some free improv.  And while the varied sounds do differentiate from one another, they all clearly come from the same flame.  Sometimes that fire possesses a distant warmth, other times a comforting heat, but in each instance, it’s equally captivating.  This trio of Ben Sluijs (alto sax, flute), Christian Mendoza (piano) and Brice Soniano (double bass) does a great job of mixing things up, and keeping the ear guessing what comes next, which, when you think about it, is a pretty nifty result considering how sparse and contemplative the music can get at times.  When the trio adopts a solemn tone, it resonates with some serious emotional power.

    • Jazz’Halo, Claude Loxhay, Janvier 2016
      Ben Sluijs est l’un de nos meilleurs saxophonistes alto. Après avoir participé à l’Act Big Band de Félix Simtaine, au Brussels Jazz Orchestra et aux débuts d’Octurn, il a formé, dans les années 2000, un quartet très “colemanien” en compagnie de Jeroen Van Herzeele, Manolo Cabras et Mark Patrman (albums “True Nature”, “Somewhere in between” puis “Harmonic Integration” en quintet avec Erik Vermeulen). Depuis il s’est tourné vers des formules plus intimistes et une musique plus apaisée: un duo avec Erik Vermeulen (“Stones”, “Parity”, “Décades”) et ce trio 3/4 Peace, en compagnie du pianiste Christian Mendoza et du contrebassiste Brice Soniano, un “triologue” qui rappelle ceux de Jimmy Giuffre, Paul Bley et Steve Swallow (“Emphasis and Flight”) et de Lee Konitz, Brad Mehldau et Charlie Haden (“Alone together”).

      Qui sont ses deux complices?

      S’il est né au Pérou, Christian Mendoza a poursuivi ses études aux Conservatoires de Gand puis de Bruxelles, auprès du gotha du piano-jazz belge: Erik Vermeulen, Kris Defoort, Diederik Wissels, Nathalie Loriers. Mais il a aussi suivi différents workshops, notamment avec Bill Carrothers. Il a fait partie de Banjax avec le saxophoniste Erik Bogaerts (album “Osa”), de Gowk avec Joachim Badenhorst et Teun Verbruggen et du Vansina Orchestra (“Morning Forest”), avant de former un quintet en compagnie de Ben Sluijs, Joachim Badenhorst, Brice Soniano et Teun Verbruggen (“Arbr’-En-Ciel” en 2011). De son côté, Brice Soniano fait partie du quartet de Lionel Beuvens, avec le trompettiste finlandais Kalevi Louhivuori comme du sextet “carte blanche” en Gaume avec Guilhem Verger (sax) et Emilie Lesbros (voc).

      Après un premier album en 2012, intitulé tout simplement 3/4 Peace, consacré à des compositions originales, à l’exception d’un thème de Carla Bley et d’un classique de Gershwin, voici “Rainy days on the common land”: cinq compositions de Ben Sluijs, une de Soniano, une autre de Mendoza et un emprunt au concerto pour violon de Bartok. Voilà qui illustre bien la musique du trio naviguant entre jazz intimiste, musique improvisée et héritage de la musique classique contemporaine.

      La pureté et la fluidité de son de l’alto n’est pas sans évoquer Lee Konitz à certains moments (d’où ce Someone like Lee). A la flûte, sur les intros de Constructive Criticism et Flying Circles, le jeu se fait plus nerveux, dans des pièces qui évoquent davantage la musique improvisée contemporaine. Brice Soniano fait preuve d’une grande vélocité dans les pizzicati (Hope) et, sur la mélodie d’ouverture du concerto de Bartok, montre toute sa maîtrise de l’archet. Tout au long de l’album, Christian Mendoza fait preuve d’un doigté délié, prompt aux envolées lyriques, que ce soit sur sa composition Hope ou celles de Ben Sluijs (Still, Cycling).

      Une musique tout en  nuances.

    • Jazz Around Mag, Jean-Pierre Gofin, Janvier 2016

    Saxophoniste/flûtiste actif depuis plus d’un quart de siècle sur les scènes belges d’abord, puis internationales, Ben Sluys fait partie de ces musiciens polymorphes – on n’oserait pas employer le trop péjoratif  « touche-à-tout » tant ses larges champs d’activités sont toujours justes, intéressants, voire passionnants. Membre d’ « Octurn » dès la naissance du groupe  et déjà présent sur le premier opus « Chromatic History » (1994), mais aussi partenaire des formations de Myriam Alter ou de Paolo Radoni, il se révèle très tôt comme un compositeur féru de tradition (« Food For Free », 1997), de fines mélodies (All One Song sur « Ancesthree » en  2000 avec Hendrik Braeckman et Piet Verbist), d’envolées résolument plus contemporaines avec Erik Vermeulen par exemple, et de pièces doucement introspectives (comme le premier enregistrement du trio ¾ Peace).  C’est avec ce dernier trio intimiste qu’il sort « Rainy Days on the Common Land » sur le label el NEGOCITO. Les partenaires n’ont pas changé : le contrebassiste français Brice Soniano et le pianiste belgo-péruvien Christian Mendoza semblent être nés pour participer à ce florilège de douceur et de lyrisme. La galette s’ouvre sur le bien nommé Still dont la mélodie vous reste directement dans l’oreille. « Bartok Violin Concerto » reprend le thème d’ouverture du premier concerto du compositeur hongrois et l’atmosphère intimiste se poursuit sur une improvisation de Brice Soniano en ouverture de « Flying Circles », alors qu’une note plus impressionniste et un touchant  solo de Christian Mendoza clôture l’album avec « Cycling » et ses accents de Satie .  L’influence purement jazz qu’on aime chez Ben Sluys on la retrouve sur « Someone Like Lee » dont on n’aura aucune peine à discerner l’influence, le saxophoniste américain étant une de ses grandes sources d’inspiration. Tout comme Jacques Pelzer d’ailleurs ( à qui il consacra « Pour Jacques » sur l’album « Candy Century ») et dont on retrouve la sonorité sur « Hope ».  Jouer sur l’intime, la nuance, la sensibilité sans jamais lasser, c’est tout l’art de ce trio qu’il est vivement recommandé de partager.

    • “Verbluffend fraaie CD van Belgisch trio”
      VPRO-Vrije Geluiden- Aad van Nieuwkerk , 30 december 2015

      3/4 Peace, niet te lezen als driekwart, maar als ‘three for’ Peace, is een Belgisch trio dat een jaar of vier geleden is opgericht door saxofonist en fluitist Ben Sluijs met de Belgisch-Peruviaanse pianist Christian Mendoza en de Franse bassist Brice Soniano. Een eerste vastgelegde proeve van bekwaamheid was er in de vorm van een vinyl-uitgave, en recent verscheen een CD, getiteld Rainy Days On The Common Land. Zo tegen het eind van het jaar een echte verrassing – geen sensatie met veel uitroeptekens, daarvoor is de muziek te introvert, te ingetogen, te bescheiden (maar wel degelijk zelfbewust), te subtiel. Intieme klanken, zo heerlijk ver verwijderd van elke suggestie van schreeuwerigheid of dikdoenerij… Ja, je hoort dat de drie mannen stevige wortels hebben in de jazztraditie (luister naar ‘Hope’), maar ook in de klassieke muziek (‘Bartok Violin Concerto’, een fraaie herwerking van het thema van het Eerste Vioolconcert van de Hongaarse componist Bela Bartók). Maar met evenveel vrijmoedigheid gaat het trio een potje hinkstapspringende impro aan (‘Constructive Criticism’) of wordt in pasteltintenklanken een betoverende soundscape opgeroepen (‘Still’). Zo zie je maar – of eigenlijk: zo kun je het horen – prachtig subtiel vuurwerk heeft geen explosies van node. Op een rustig moment de tijd en de 3/4 Peace nemen om te luisteren is genoeg.
    •  “Een wonderlijk akoestisch trio, dat zweeft tussen klassiek, ambient en jazz-improvisatie. Verstilde kracht.” Knack Focus (december 2015)
    • **** De Standaard (09 december 2015 | kvk)
      Bij saxofonist Ben Sluijs draait alles om puurheid. Met zijn gepolijste toon laat hij melodieën traag opbloeien. In de pianist Christian Mendoza en de bassist Brice Soniano vindt hij de geknipte partners. Het bloedmooie, droevige thema van ‘Still’ grijpt je meteen aan. ‘Hope’ is bijna het tegenovergestelde, met een vrolijke melodie die hij vederlicht laat fladderen. ‘Construction criticism’ is het meest vrije nummer, met een hoofdrol voor de sonore bas, waar de sax zich omheen krult. ‘Someone like Lee’ is voor saxofonist Lee Konitz. Sluijs kan net zulke heldere, lange lijnen trekken en vindt zoals Konitz subtiele antwoorden en versieringen. Het slotstuk ‘Cycling’ zit alweer in bepeinzende sfeer, met een schitterende pianosolo van Christian Mendoza. Vloeiend en delicaat.
    • “Le groupe continue d’explorer la même sphère musicale, douce et élégiaque, mélodique aussi, tout en laissant la porte largement ouverte aux improvisations. Des improvisations souvent évolutives, fragiles, sur le fil du rasoir (…) Les trois musiciens s’entendent pour nous inviter à l’introspection. La musique se développe sur d’infimes décalages rythmiques, lents et retenus. Et c’est toute sa fragilité qui s’en libère. Sur «Les Noces De Bethleem», Christian Mendoza égraine les accords étranges et flottants, avec cette légère dissonance qui évoque parfois Fauré ou Satie, mais aussi Messiaen. La mélodie se devine derrière un voile ondoyant. «Hope» est plus lumineux et vif (…) Le groupe va à l’essentiel, raconte son histoire et laisse beaucoup de place à l’imagination de l’auditeur (…) Il y a de la clarté, de la nuance, de la subtilité et beaucoup de sensibilité dans cette musique. On pourrait parfois imaginer quelques influences du fameux et merveilleux Jimmy Giuffre 3, mais le trio de Ben Sluijs s’en détache aisément et réussit à imposer un véritable univers personnel. Le très impressionniste «Cycling» succède à un morceau au tracé incertain. Ben Sluijs dessine alors des volutes délicates, tandis que le piano se laisse bercer par une contrebasse vacillante. A aucun moment le groupe ne casse le fil, pourtant très fragile, entre musique de chambre et jazz contemporain et aérien. Le moment était suspendu ce soir au Bravo. Un moment délicat de beauté et de paix. Tout ce dont le monde a si souvent besoin.” (Jazzques, November 2015)

    About the first album 3/4 Peace:

    • “Parfois déroutante mais toujours harmonieuse, aisée, agréable a écouter. Elles nous emmènent dans un voyage serein, délicat, mélodique dans une paysage particulier du jazz d’aujourd’hui. On applaudit. Fort.” (Le soir, oktober 2013)
    • “De warme hese toon van Sluijs, het sonore strijkwerk van de bassist en de subtiele pianofiligrijnen zorgden voor een intiem muzikaal feest.” (Jazzflits-Nederland, september 2013)
    • “Un autre trio suit dans un style très différent : 3/4 Peace avec Ben Sluys à la flûte et saxophone alto, Chris Mendoza au piano et, pour la deuxième fois, Brice Soniano à la contrebasse. On revient à un son plus intimiste, à la frontière entre classique et jazz. Il s’agit d’une musique fragile et vulnérable qui laisse apparente la structure des phrases dans une volonté de déconstruction et reconstruction, en particulier chez Chris Mendoza. A l’alto, Ben Sluys propose un son rond et velouté, mais il peut soudain adopter un ton plus incisif à la Lee Konitz. On l’entendra aussi à la flûte dans une composition très émouvante où le bassiste Brice a visiblement puisé au plus profond de lui-même, témoin cette main de Ben posée sur son épaule à la fin du morceau pour le remercier…” (Jean-Claude Vantroyen – Le soir, september 2013)
    • “Alto saxophonist Ben Sluijs (of Octurn and Brussels Jazz Orchestra) led a fully acoustic trio with bass and drums. It repaid the concentration required, with intriguing contrapuntal interplay.” (Londonjazz, september 2013)
    • “Douceur et délicatesse. Le trio, resserré autour du piano, joue tout acoustique. L’ambiance est feutrée et fragile. La musique, d’une grande subtilité, voyage entre les trois hommes. Chacune de leurs interventions est dosée avec finesse et intelligence. Tout est dans l’évocation, dans la subtilité. Parfois la tentation d’un free jazz suggéré et maîtrisé affleure, histoire d’ouvrir d’autres perspectives et de mettre encore plus l’eau à la bouche. La belle intro de Ben Sluijs à la flûte, les interventions très musicales de Brice Soniano à la contrebasse et les envolées de Christian Mendoza au piano sont en tout point exemplaires. Un véritable délice.” (Jazzques)
    • “Maturité également au sein du trio intimiste de Ben Sluijs où l’alto konitzien et la flûte rêveuse du souffleur installent une atmosphère élégiaque qui, sans tapage, amène l’auditeur des rives du jazz de chambre aux franges du free avec la complicité des excellents Christian Mendoza (p) et Brice Soniano (b).” (Thierry Quénum – Jazz Magazine n°653 (France), Belgian Jazz Meeting, 2nde soirée. Liège, Caserne Fonck, september 2013)
    • “Het resultaat is heerlijk toegankelijke maar allerminst vrijblijvende akoestische jazz.” (Focus Knack, september 2012)
    • “3/4 Peace is een parel.” (Jassepoes, september 2012)
    • “Een verrassende nieuwe Vinylplaat.” (Jazzism-Nederland, juni 2012)
    • “Een heterogeen luisterspel met haarscherpe focus door het verwijderen van alle ballast.” (Jazzmozaïek, juni 2012)
    • “A trio which immerges you into a game of subtle complicities, peaceful universes punctuated with energetic moments and contrapuntal interplay.” (London Jazznews, september 2013)